Suez-GDF : revue de blogs
Afin de poursuivre la reflexion que j'ai entamée sur le-bien fondé des privatisations et sur le principe de "patriotisme économique" affiché par le gouvernement, je voudrai aujourd'hui vous inviter à parcourir quelques très bons articles concernant la fusion "Suez-GDF"...
Comme le soulignent Aiglon et Krysztoff, c'est moins le projet industriel inhérent à cette fusion qui est en cause, que leur relation avec un tiers acteur : EDF. Les synergies historiques entre les deux acteurs publics ont en effet été réduites à leur portion congrue (les relations commerciales et l'assistance technique) au nom de la lutte contre une concentration énergétique que l'on réalise pourtant aujourd'hui, tout en créant face à une entreprise publique (EDF) un concurrent dans lequel l'Etat conservera une minorité de blocage (Suez-GDF)...
Cette situation pour le moins paradoxale souligne les incohérences d'une politique énergétique dont Versac souligne qu'elle perd toute dimension européenne, et ce alors que l'actualité récente (crise du gaz russe) impose de trouver des réponses communes face à la dépendance énergétique de l'Union. Comme Gilles Klein, je ne pense pas qu'une solution franco-française soit nécessairement inférieure sur ce point à une solution franco-italienne. J'ai en effet la conviction que l'argent n'a pas davantage de nationalité que d'odeur : c'est une illusion de croire que les entreprises défendent d'autres intérêts (nationaux par exemple) que les leurs.
L'Europe de l'énergie se joue donc moins dans les conseils d'administration qu'à Bruxelles : c'est à l'Union de définir ses objectifs énergétiques. La politique, c'est créer les conditions d'incitation qui conduisent les acteurs privés à mettre en oeuvre des projets industriels cohérents avec ces objectifs d'intérêt général. Or c'est là que le bas blesse. Comme l'écrivent Alain Hertoghe et CaDerange, l'utilisation de l'argument "patriotique" pour vendre cette fusion constitue un reflexe identitaire qui s'appuie sur le refus de toute ambition collective... et le pire, c'est que cela marche.
Comme le soulignent Aiglon et Krysztoff, c'est moins le projet industriel inhérent à cette fusion qui est en cause, que leur relation avec un tiers acteur : EDF. Les synergies historiques entre les deux acteurs publics ont en effet été réduites à leur portion congrue (les relations commerciales et l'assistance technique) au nom de la lutte contre une concentration énergétique que l'on réalise pourtant aujourd'hui, tout en créant face à une entreprise publique (EDF) un concurrent dans lequel l'Etat conservera une minorité de blocage (Suez-GDF)...
Cette situation pour le moins paradoxale souligne les incohérences d'une politique énergétique dont Versac souligne qu'elle perd toute dimension européenne, et ce alors que l'actualité récente (crise du gaz russe) impose de trouver des réponses communes face à la dépendance énergétique de l'Union. Comme Gilles Klein, je ne pense pas qu'une solution franco-française soit nécessairement inférieure sur ce point à une solution franco-italienne. J'ai en effet la conviction que l'argent n'a pas davantage de nationalité que d'odeur : c'est une illusion de croire que les entreprises défendent d'autres intérêts (nationaux par exemple) que les leurs.
L'Europe de l'énergie se joue donc moins dans les conseils d'administration qu'à Bruxelles : c'est à l'Union de définir ses objectifs énergétiques. La politique, c'est créer les conditions d'incitation qui conduisent les acteurs privés à mettre en oeuvre des projets industriels cohérents avec ces objectifs d'intérêt général. Or c'est là que le bas blesse. Comme l'écrivent Alain Hertoghe et CaDerange, l'utilisation de l'argument "patriotique" pour vendre cette fusion constitue un reflexe identitaire qui s'appuie sur le refus de toute ambition collective... et le pire, c'est que cela marche.
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