La pensée unique est de retour

Publié le par Fred

"Je vois bien depuis quelques jours que la pensée unique est de retour". Ce n'est pas moi qui le dit, mais Nicolas Sarkozy qui, le temps d'un meeting au Havre, a enfilé une nouvelle fois son costume de candidat.

Curieuse "pensée unique" qui n'est jamais partagée par celui qui en parle. La pensée unique, c'est toujours celle de l'autre : c'était celle de Balladur dans la bouche de Chirac, et celle de Chirac dans les mots de Sarkozy. Avant ces dernières semaines, c'était encore pour l'UMP celle "bien pensante" de Bernard Kouchner, comme celle "floue et sans projets" des amis d'Hervé Morin.

Peu importe à Nicolas Sarkozy d'avoir recueilli 53% des suffrages, d'avoir vampirisé le Front National, ratiboisé l'UDF et débauché à gauche. Peu lui importe d'investir les sortants chiraquiens pour "rompre" avec leur politique d'hier et réduire toute forme d'opposition parlementaire. Peu lui importe de réunir tous les pouvoirs politico-économico-médiatiques. Nicolas Sarkozy combattra la "pensée unique" tant que des irréductibles ne penseront pas exactement comme Nicolas Sarkozy.

C'est le combat de sa vie, la revanche qu'il rumine tous les matins en se rasant.

Publié dans Politique

Commenter cet article

SIL 30/05/2007 23:04

SPIDER-MAN EST SOCIAL-DEMOCRATE

SPIDER-MAN 3 une chronique cinema du
http://republicoin.blogspot.com

Et dire que j’ai failli rater ce superbe film que tout mon entourage comme la critique assassinait. Soi-disant que c’est vraiment n’importe quoi, ce Peter Parker qui pleure, ce bouffon vert cyclothymique et cette Mary-Jane un peu gourdasse sur les bords alors qu’elle est plutôt du genre coriace dans le Comics.

Du coup j’envisageai d’aller voir chez un pote une version pirate de « Sicko », le dernier docu-fiction du mythomentaliste Michael Moore, traitant du système de santé américain, avant de me raviser. Tiens, cela dit en passant, c’est marrant comment quasiment personne ne parle de « Manufacturing Dissent » alors que la tête de Moore est invitée à Cannes. Il s’agit d’un documentaire canadien, où Debbie Melnyk et Rick Caine, déçus par ce qu’ils ont découvert sur Moore après en avoir été des admirateurs, y montrent les procédés « discutables », mensongers voir manipulatoires que Moore utilise dans ces documentaires à lui.

Tout ça pour dire qu’au final, j’ai bien fait d’être honnête en allant voir Spider-man 3. La question de l’assurance maladie y est bien mieux traitée. Comment ça ?!? Attendez voir, vous allez comprendre.

Comprendre enfin puisque bande de mauvais, de toute évidence vous avez pipé que dalle à ce très grand film politique. Et oui mon cher Sam Raimi (le réalisateur), je suis le seul qui a compris ton génie. Or comme il est toujours en salle et que je tiens absolument à ce qu’il devienne le film culte des sociaux-démocrates du monde entier, voici la grille de lecture qui vous permettra d’apprécier enfin, ce film à sa juste valeur.

En effet Spider-man est Social-Democrate et ce film était en fait un documentaire prophétique annonçant la défaite Ségolaniste du 6 mai 2007, la mort du Bayrouisme et la victoire à terme des idées sociales-démocrates. Il pourra également être facilement transformé en un brillant clip de campagne pour mon Barack Obama adoré mais ne nous égarons point et revenons à l’explication qui s’impose en observant les personnages.

Commençons par le plus important d’entre eux puisque bien des choses en découlent. L’homme de Sable. Celui-ci qui n’a pas un « mauvais fond » comme il est dit dans le film verse dans le crime pour une seule raison. Parce que sa petite fille est malade et qu’il a besoin d’argent pour la soigner. Du coup, une conclusion s’impose. Si les EUA disposaient d’une assurance-maladie comme la nôtre, rien de tout ça ne serait arrivé. Chose que le gentil social-démocrate de Peter Parker comprend à la fin du film.

Peter Parker. Fasciné un temps par le culte de la popularité, les sondages, l’opinion, le matérialisme spirituel, le goût d’un pouvoir personnel sans limites, symbolisés par cette matière « brune » capable de transformer l’homme en bête, nous assistons à une phase où Pet se la pète. Il connaît alors la solitude du pouvoir. Toutefois lucide et sensible, il finira par redevenir social-démocrate et par s’allier avec un personnage qui se découvrira centriste.

Ce personnage est le Bouffon-vert. Déchiré entre l’arrogance et la générosité, le désir de vengeance et celui de justice, l’égoïsme et la solidarité, l’héritage et le mérite, regardant à droite et à gauche, le bouffon-vert ne sait pas trop où se situer jusqu’au moment où une déflagration lui crame le côté droit du visage, ce qui le pousse à s’allier sur sa gauche avec Peter afin de sauver Mary-Jane.

Mary-Jane, peu sûre d’elle même, versatile, en quête de reconnaissance, aux talents faiblards, jalouse de la notoriété de son compagnon et de la blonde qui lui tourne autour, attirée par un bouffon-vert centriste et enfin, se mettant dans un pétrin nécessitant l’alliance de toutes les forces de progrès pour la sortir de là, nous fait penser à une candidate de Gauche devenue célèbre par sa chute finale. La même chute que dans le film.

En conclusion on peut dire que Spider-man est le super héros de la 3e voie, celle de la Social-démocratie. Ça tombe bien puisque le Spider-Iman que je suis, le héros qui jette ses toiles sur la Toile, l’est également. Merci encore mon cher Sam Raimi. Il paraîtrait que tu travailles à la suite du « Seigneur des anneaux ». J’attends ça aussi avec impatience. Namarië.

Le chef du SIL, la Super I-heros League.