Et maintenant, Julien ?

Publié le par Fred

Le colonel Khadafi est à Paris... Quoi ? Encore ? Euh... non, en fait c'est le skyblog de Julien Dray qui n'a pas été mis à jour depuis quatre mois. Il faut dire que le député de l'Essonne a une bonne raison (et moi par conséquent de visiter son skyblog), il vient de publier un livre dont je ne peux que saluer l'excellent titre : Et maintenant ?

J'avoue avoir d'abord pensé à un hommage au remarquable blog qui porte ce même titre, avant d'imaginer qu'il y avait une volonté de semer la confusion afin de détourner une part de mon inestimable et mirifique audience. C'est alors que j'ai pris conscience qu'il n'en était rien, et que cette petite question, que mon camarade a du se poser une bonne douzaine de fois, résumait finalement assez bien son parcours.

Souvenons-nous. Ancien militant trotskiste et, à son crédit, fondateur de SOS racisme, Julien Dray choisit en 1981 la voie de l'entrisme avec pour objectif de structurer l'aile gauche du parti, ce qu'il fera en 1988 en fondant la "Gauche socialiste" avec son camarade Jean-Luc Mélenchon. Je garde de cette époque le souvenir d'une Université d'été où les deux compères, tant pour leur habitude d'échanger des messes basses dans les couloirs que pour leurs costumes d'un noir profond qui tranchaient avec les shorts à fleurs des militants, s'étaient attiré le sobriquet affectueux des "deux curés"... encore que ce terme soit rarement affectueux au parti socialiste. En 2002, fini la lutte des classes, vive la lutte des générations ! Tandis que Jean-Luc s'en va chez Emmanuelli, Julien lui, va créer le NPS avec les quadras Montebourg, Peillon et Hamon, qui veut rénover les vieilles pratiques en s'opposant à une direction... que Julien rejoint dès l'année suivante et dont il devient même le porte-parole. Dès 2005, il est le premier dirigeant socialiste à choisir Ségolène Royal, dont il partage - inspire ? - les thèses sécuritaires... en janvier 2008, il est l'un des premiers ségolistes à lui tourner le dos. Et maintenant ? Julien aspire à devenir premier secrétaire du parti socialiste. Oui, mais sur quelle ligne cette fois, me demanderez-vous ?

Pour le découvrir, ne faites pas comme moi, qui n'ai écrit ce petit billet ironique que pour détourner une partie infinitésimale de l'audience du camarade Julien (il n'avait qu'à pas commencer), et
lisez son livre.

Publié dans Politique

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