la campagne est lancée...

Publié le par Fred

... et bien lancée. Après avoir conclu les négociations lui permettant de conduire une liste de large union de la gauche (socialistes, verts, communistes, radicaux, alternatifs et acteurs de la société civile), fait voter à une très large majorité le nom de ses colistiers socialistes, ouvert un site de campagne exposant 170 propositions, et attiré l'attention de la presse nationale, Jean-Paul Bret concluera demain soir sa folle semaine par l'inauguration de se permanence de campagne.


Evacuons d'entrée les secondaires questions personnelles : je n'ai pas proposé ma candidature sur cette liste, estimant que mon travail quotidien d'opposition à l'Assemblée Nationale et mon désir de participation à la rénovation programmatique de mon parti ne me mettaient pas en position de m'investir pleinement dans l'action municipale. Je remercie les camarades qui ont essayé de me faire douter dans les derniers instants par des propos souvent exagérément flatteurs, mais je sais, au vu de la liste présentée, avoir fait le bon choix.


Le plus important, c'est donc ceux qui y sont. Bien sûr, il n'est pas illégitime que les regards se focalisent sur la diversité, mais je ne crois pas que l'on doive résumer les enjeux à une bataille de statistiques ou comme le fait l'UMP de « trophées de chasse ». Jean-Paul Bret a su avant tout y trouver et convaincre des personnalités utiles à la ville et exemplaires en termes d'engagement militant, de compétences professionnelles ou de connaissance de notre tissu social et associatif, et souvent les trois. Je veux ici saluer en particulier les candidatures de Farida Casoli et Samba Gueye, que j'ai eu plus que les autres l'occasion de cotoyer et d'apprécier. Il ne s'agit donc pas de promouvoir quiconque du fait de ses origines, mais bien de reconnaître les qualités de chacun indépendemment de sa couleur ou de sa religion.


Fière de son histoire multiculturelle et jalouse de son identité populaire, Villeurbanne n'est est pas moins une ville d'aujourd'hui. Jadis bourgade rurale coupée de Lyon par l'infranchissable Rhône (elle dépendait d'ailleurs du plus lointain Dauphiné), elle était devenue au XXe siècle le modèle d'une banlieue ouvrière structuré par un socialisme municipal promoteur du mouvement hygiéniste et de l'accès des masses à la culture. Elle se trouve aujourd'hui face à une révolution de même ampleur : la banlieue est devenue hypercentre, les usines se sont éloignées, laissant la place aux commerces et aux nouveaux habitants, elle a su devenir attractive pour les jeunes et les familles des classes moyennes qui alimentent son dynamisme (6% de nouveaux villeurbannais depuis 2001 (dont moi), ce que notre concurrent inscrit étrangement au passif du bilan municipal...). Il ne saurait donc plus simplement être question de Villeurbanne comme il ne saurait pas être simplement question du Grand Lyon. Il s'agit de la place de notre ville dans l'agglomération, de son identité particulière dans un ensemble plus large comme de sa participation au rayonnement de cet ensemble.


Les propositions des socialistes et de la gauche contribuent utilement à cette réflexion. Le dynamisme économique de Villeurbanne sera conforté par la création d'un pôle des industries de l'audiovisuel, les rencontres de l'architecture, le développement du numérique, la mise en réseau du tissu de PME ou leur soutien dans l'accès aux marchés publics. Ce développement sera constamment soumis aux exigences de responsabilité sociale et environnementale, la lutte contre les discriminations, le respect du cadre de vie et des déplacements... Sans conteste, le fond est là. Il reste deux mois de campagne pour le mettre en perspectives.

Publié dans Politique

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