Un contrat pour le PS

Publié le par Fred

Un texte commun cosigné par les amis d'Arnauld Montebourg et ceux de Dominique Strauss-Kahn ? L'initiative peut surprendre même les initiés tant les deux courants n'ont cessé de diverger. Les premiers, alliés à Henri Emmanuelli puis ralliés à Ségolène Royal, ont voté contre le TCE et n'ont eu de cesse ferrailler contre la direction incarnée par François Hollande. Une majorité à laquelle ont toujours appartenu les seconds, fervents militants du « oui » et dénoncés comme « sociaux-libéraux » par l'aile gauche du parti...

Des divergences qui ne rendent que plus interessant ce « contrat de rénovation », qui loin de ménager la chèvre et le chou, tranche des questions essentielles de l'identité socialiste, à défaut dans l'immédiat de réponses programmatiques :

Non, le but ultime du socialisme n'est pas l'égalitarisme confiscatoire, mais l'épanouissement de l'individu, libéré de ses déterminismes sociaux ou raciaux et de ses carcans moraux ou religieux. Non, le socialisme n'est pas l'ennemi du travail et de l'esprit d'entreprise, qu'il doit reconquérir sans les opposer comme le fait la droite à la solidarité, mais à la rente et aux privilèges héréditaires. Non le socialisme n'est pas hostile à la mondialisation, mais prétend au contraire l'organiser pour mieux en répartir les fruits, notamment entre le nord et le sud. Non, le socialisme ne considère pas l'Europe comme une menace pour nos valeurs, mais poursuit l'objectif se son organisation fédérale pour devenir l'instrument de leur défense sur la scène mondiale. Autant de positions claires et nettes défendues depuis deux ans sur ce blog, et que je ne peux qu'applaudir.

En réalité, la seule chose qui fait débat est bien la finalité stratégique de cette initiative. La presse s'est récemment fait écho des désaccords entre Jean-Christophe Cambadelis, qui préconiserait le rassemblement de ceux qui refusent un choc frontal entre ambitions de présidentiables, et Pierre Moscovici, qui penserait que la cohérence doit nous conduire naturellement à travailler avec Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Deux visions apparemment antagonistes mais que ce texte semble paradoxalement venir rapprocher ; le succès au congrès de l'initiative du premier conditionnant la capacité du second à imposer la direction collégiale qu'il appelle de ses voeux.

Publié dans Politique

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Fred 10/01/2008 16:43

N'étant pas censeur dans l'âme, je publie votre commentaire tout en me permettant 4 critiques à son égard:- merci à l'avenir de me laisser un mail pour vous contacter et engager une véritable interactivité.- merci également de respecter l'environnement graphique du site et éviter ces copier-coller qui ne servent en rien votre pensée.- merci de ne pas spammer plusieurs articles (là pour le coup,j'ai supprimé)- merci enfin et surtout de mettre des commentaires en lien avec l'article. Si ce que j'écris ne vous interesse pas, ouvrez votre blog.Sur le fond maintenant, je trouve assez navrant de choisir un candidat par élimination, surtout lorsque l'argument principal est que vous n'avez pas réussi à obtenir des places sur d'autres listes. Je rappelle par ailleurs, puisque vous regrettez l'absence de démocratie participative, que Jean-Paul Bret a organisé des réunions de présentation de son bilan durant lesquelles les villeurbannais ont fait part de leurs satisfactions, mais aussi de leurs déceptions afin d'obtenir des réponses concrètes et d'alimenter le projet en cours de rédaction et sur lequel devront se prononcer les citoyens en mars.Je dois enfin souligner que malgré les "compétences" que vous reconnaissez à Monsieur Chabert, votre candidat Richard Morales a appelé en juin dernier à faire obstacle à son élection à l'Assemblée (ce qui fut fait par 3000 voix), estimant que notre ville n'avait pas à recycler ceux qui ont du laisser leur place à Lyon pour cause de passé judiciaire, et qui ne s'inscrivent que dans une stratégie de conquête du Grand Lyon sans beaucoup s'interesser à Villeurbanne et à ses habitants.

françois 10/01/2008 14:03

L'Association "Citoyenneté Villeurbannaise" composée d'adhérents issus du Parti Socialiste et de l'UMP, défendant une action politique au-delà des clivages Gauche/Droite, a décidé de soutenir la démarche de Richard MORALES, tête de liste du Mouvement Démocrate. Cette décision a été prise pour trois raisons. D'abord, malgré les compétences du candidat UMP Henry Chabert, il n'était pas possible pour l'association de travailler avec une partie de l'équipe UMP villeurbanne. Ensuite, l'équipe municipale usée par le pouvoir avec comme maire Jean-Paul BRET se croit indétrônable. Pourtant, contrairement à ce que pense l'actuel maire de Villeurbanne, son bilan est loin d'être satisfaisant. Une absence de démocratie participative est flagrante au sein de Villeurbanne. Pas un mot n'est prononcé dans son bilan concernant le thème de la prévention et la sécurité. Est-ce-que M. BRET sait qu'en tant que maire, il est le responsable de la sécurité dans sa ville ? Enfin, au delà des qualités profondément humaines de Richard MORALES, le MODEM de Villeurbanne fait primer la compétence sur l'apparence sans compromis politique. Ainsi, la seule alternative au changement sur villeurbanne demeure la liste de Richard Morales.                              

Fred 06/01/2008 20:18

Très intéressé par ce que tu décris. Même moi, qui suis quand même bien impliqué, je ne suis au courant de rien ! Si tu as des détails, un texte ?